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Rapport médecin et patient

Huit citoyens sur dix rapportent un manque de sensibilité d’écoute ou d’empathie de la part des médecins, un sur trois trouve que le médecin hésite à l’orienter vers les services, un sur quatre dit que le professionnel est confronté à un langage trop technique et mal compris.

Un fait vraiment alarmant si l’on considère la délicatesse et l’importance du phénomène “santé”.

Il est fondamental de soutenir une médecine relationnelle qui connaisse bien la maladie, mais qui soit aussi capable de se mêler délicatement de l’expérience du patient, en créant une alliance communicative et thérapeutique adéquate entre le professionnel de santé et le patient.

Il était une fois la maladie, le médecin, le médicament, mais aujourd’hui, l’étude de la psychologie, l’innovation et d’innombrables nouvelles méthodes, permettent, après le diagnostic, d’utiliser l’expérience du patient afin de renforcer ses choix conscients et sa collaboration pour améliorer le parcours thérapeutique. Ce sont des outils importants que le médecin doit utiliser lorsqu’un patient franchit la porte de son cabinet, mais ce n’est malheureusement pas toujours le cas.

La chronique de ces années dénonce souvent, parfois à juste titre et parfois injustement, des cas de non-respect par les médecins, mais il est également vrai que le patient lui-même utilise des informations non certifiées sur le web et ne se tourne pas toujours vers un spécialiste pour obtenir des informations sur sa santé, adoptant des méthodes de bricolage ou s’adressant à des professionnels non qualifiés. La consultation sur le net peut certes être utile pour approfondir l’information, mais elle ne peut ignorer la sélection d’un médecin qualifié et référencé, ayant une spécialisation pertinente et reconnue dans une question spécifique.

Dans le cas spécifique de la chirurgie plastique, le sujet est d’une extrême gravité et doit être traité avec une grande compétence et conscience de la part des deux parties car il entre dans les mérites du respect des besoins psychologiques et émotionnels du patient qui le poussent à choisir de s’améliorer.

Il est important que le médecin sache écouter le patient lorsqu’il décrit son problème, quelles expériences émotionnelles l’ont poussé à la demande de son opération, quelle importance il accorde à son apparence, quelles sont ses craintes, ses espoirs, ses déceptions redoutées, combien il s’investit émotionnellement dans la résolution de son problème, quelle est sa vie (origines, éducation, travail, famille).

Le médecin doit savoir être objectif et détaché, c’est-à-dire qu’il doit être exempt de préjugés à l’égard du patient qui peut avoir des modes de vie, des attitudes et des valeurs différents de ceux du médecin, même dans les cas qu’il peut juger négatifs dans des situations non médicales : ici, le médecin doit prêter une attention particulière à son comportement afin que la motivation principale de ses actions reste, cependant et toujours, l’intérêt du patient.

Il est fondamental que le médecin sache communiquer, par sa disponibilité et l’expression d’une attention sincère, en expliquant clairement au patient, dans un langage accessible et simple, comment se déroulera la procédure diagnostique et thérapeutique, en clarifiant le sens des examens, des investigations instrumentales, des procédures, avec tous les risques possibles que celles-ci pourraient comporter. Elle ne doit jamais promettre des résultats impossibles à obtenir, en trompant les attentes du patient. Le médecin doit être proche de son patient et doit lui donner le sentiment d’être suivi, protégé, conseillé avec une sincérité aimable et honnête. Seule l’empathie du médecin pourra réaliser, avec ce qui précède, cette alliance thérapeutique indispensable pendant toute la durée du traitement.

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